Marionnette contemporaine, forme en mouvement et geste musical tissent le motif initial de nos recherches, axées tant sur l’intime que sur les rouages de notre société.
Nous construisons un théâtre d’images et d’idées.
Depuis 2004, le travail de la compagnie est impulsé et guidé par Eric Domenicone et Yseult Welschinger, accompagnés de nombreux artistes musiciens, comédiens, marionnettistes, costumiers, vidéastes, constructeurs, auteurs, plasticiens et techniciens.
La nature des objets mis en scène, leurs multiples relations aux comédiens / interprètes ou à la musique, sont des médiums, des instruments grâce auxquels nous portons sur scène une idée, une émotion, une histoire.
Une esthétique chatoyante, picturale et insolite caractérise nos recherches. Passionnément, nous puisons dans la multitude des techniques de manipulations des images, nous adaptons, nous modelons chaque procédé, chaque objet pour qu’il dessine sur scène le fil de notre histoire. Nous façonnons notre plateau comme une argile protéiforme, nous le concevons comme un tableau composé couche par couche d’épaisseurs, de creux et de reliefs.
La rencontre des genres et des arts est à la fois notre moyen de renouveler notre vision de l’objet en jeu et de toucher le spectateur dans les replis de son inconscient, dans les réminiscences de son éveil au monde.
Chacun de nos spectacles a été le sujet de recherche d'un langage commun entre l’image et la musique, de questionnement sur la parole de la matière en jeu, sur le sens que révèle un monde sonore. Au fil de nos créations, nous interrogeons notre rapport au monde, notre façon de nous y inscrire, de l'affronter ou de nous en protéger, comment le vivre, le composer, le transformer, le transcender.
L’image qui touche nos sens, le sens qui nous tient au monde.
À chaque nouvelle création, nous gardons précieusement la liberté de suivre nos intuitions et nos envies.
Et c’est dans cette même approche que nos spectacles s’adressent tour à tour aux enfants, aux adolescents et aux adultes, mais le plus souvent à tous les âges à la fois, car notre théâtre, où images langages et sons se confondent, crée un terreau où chacun peut se reconnaître.

Autour du monde de la création, la question de la formation et de la sensibilisation est toujours présente et nourrit notre geste artistique. De l’initiation à nos techniques de jeu, aux improvisations visuelles et musicales, en passant par la construction, la manipulation d’objets ou encore les rencontres et débats avec nos spectateurs, nous ouvrons la porte de la cuisine aux tout-petits jusqu’aux plus anciens. Nous livrons notre façon de faire et de défaire la soupe, nous donnons à voir et à entendre l’envers de notre décor pour que chacun puisse s’essayer à sa propre façon d’inventer.

La Soupe Cie

lasoupecompagnie.com

Je hurle

À travers le monde, l’égalité entre les sexes est trop souvent mise à mal voire inexistante.
"Je hurle" est un acte poétique vécu comme une bataille, comme l’expression de l’incroyable force des femmes afghanes vivant leur insoumission à travers leurs poèmes.
Sur scène, deux femmes sont stupéfiées par un article publié dans le New York Times : Zarmina, une jeune adolescente de 16 ans, s'est immolée par le feu. Pourquoi ? Sa famille a découvert qu’elle écrit de la poésie, pour la punir ses frères l’ont brutalisée et détruit ses cahiers. Une fille ne peut pas, ne doit pas être poétesse. Privée d’écriture sa vie n’a plus de sens.
Deux comédiennes marionnettistes et un contrebassiste tendent un pont entre l’Occident et les montagnes d’Asie centrale et cherchent à recomposer, telle une enquête, le destin de Zarmina. Ils font écho à ses rêves et ses révoltes en s’emparant des voix des femmes du Mirman Baheer (cercle poétique féminin), qui leur ont livré leurs poèmes sombres, passionnés ou audacieux au cours de longues interviews téléphoniques.
"Je hurle" est leur cri poétique qui révèle une humanité brûlante d’espoir et de désirs. Cette humanité universelle qui enjambe les frontières de nos cultures. Donner une voix à leurs mots, un corps et un visage à Zarmina, faire dialoguer marionnettes, musiques, paroles poétiques, paroles théâtrales et documentaires, imaginer un kaléidoscope de sensations vives pour que le sourd et courageux combat des femmes afghanes résonne jusqu’ici.

Mise en scène

Eric Domenicone

Date et lieu de création

Du 5 au 7 décembre 2018
Centre Culturel Pablo Picasso - Homécourt (54)

Je hurle